Écrire l'introduction et la conclusion du mémoire

· Roberto Sirolo · 4 min de lecture

L'introduction et la conclusion sont les premières et les dernières pages qu'un directeur, et un jury, lisent attentivement — souvent les seules lues en entier quand le temps manque. Et pourtant ce sont les parties les moins bien écrites de la plupart des mémoires, parce que l'introduction est écrite trop tôt et jamais revue, et la conclusion écrite à la hâte quand l'énergie est épuisée.

L'introduction : quatre choses, dans cet ordre

Une introduction efficace fait quatre travaux, généralement dans cette séquence. Premièrement : elle situe le sujet dans son contexte et dit pourquoi il est pertinent — ce qui est en jeu, qui devrait s'y intéresser. Deuxièmement : elle énonce la question de recherche de façon explicite, souvent dans une phrase isolée. Troisièmement : elle explique brièvement la méthode — comment le mémoire va tenter d'y répondre. Quatrièmement : elle annonce la structure, chapitre par chapitre, en quelques lignes.

Chacun de ces travaux a une fonction précise pour le lecteur : après l'introduction, le directeur doit savoir exactement à quoi s'attendre et selon quel critère juger.

Écrire l'introduction au début, la réécrire à la fin

Une ébauche d'introduction au début du travail est utile : elle force à cerner la question et la structure. Mais cette ébauche décrit le mémoire que tu pensais écrire, pas celui que tu as écrit — et les deux divergent presque toujours.

La version définitive de l'introduction s'écrit après avoir fini les chapitres et la conclusion, quand tu sais vraiment quelle était la question à laquelle tu as répondu, quels chapitres sont nécessaires et lesquels ont changé en cours de route. La réécrire entièrement à ce moment est normal, pas le signe d'une erreur antérieure.

La conclusion n'est pas un résumé

L'erreur la plus courante en conclusion est de répéter ce que les chapitres ont déjà dit, chapitre par chapitre, avec des formules du type « dans le premier chapitre, nous avons vu que... ». Un directeur vient de lire ces chapitres : il n'a pas besoin d'un résumé.

La conclusion fait un travail différent : elle revient à la question de recherche posée en introduction et lui donne une réponse explicite, sur la base de ce que les chapitres ont montré. Puis elle dit ce que le travail ajoute — même modestement — à ce qu'on savait avant, et ce qui reste ouvert : les limites de l'étude, les questions qui demeurent, les pistes pour des recherches futures.

La cohérence entre introduction et conclusion

Le test le plus simple de la solidité d'un mémoire est de placer côte à côte la question posée en introduction et la réponse donnée en conclusion, et de vérifier qu'elles parlent de la même chose. Si la question initiale portait sur X et que la conclusion répond sur Y, soit la question doit être reformulée (dans l'introduction, qui se réécrit de toute façon à la fin), soit la conclusion ne répond pas à ce que le travail s'était proposé.

Les limites de l'étude : les énoncer est une force

Reconnaître les limites — un échantillon restreint, une période circonscrite, une source non consultable — n'affaiblit pas le mémoire : cela le rend plus crédible. Un directeur remarque les limites de toute façon ; les énoncer en premier, avec lucidité, montre que tu les as comprises et que la conclusion en tient compte. Les cacher donne l'impression que tu ne les as pas vues.

Garder alignées introduction, chapitres et conclusion

Le problème pratique, c'est que l'introduction, le corps et la conclusion s'écrivent à des moments différents, à des semaines d'écart, et finissent par ne plus se parler : l'introduction promet un chapitre que tu as ensuite coupé, la conclusion répond à une version antérieure de la question. Avoir devant soi la structure du travail en chapitres et sections en écrivant, avec la question de recherche notée là où il le faut, aide à garder les trois parties cohérentes. Dans NovLore, la structure vit au même endroit que le texte, et l'assistant IA reste facultatif : tu peux l'utiliser pour vérifier si la conclusion répond à la question de l'introduction, ou travailler sans.

Questions fréquentes

Quelle longueur doivent faire l'introduction et la conclusion ?

Il n'y a pas de règle universelle, mais une indication courante est entre 5 et 10 % de la longueur totale chacune, l'introduction étant parfois un peu plus longue que la conclusion. Le contenu compte plus que la longueur : si l'introduction fait ses quatre travaux et que la conclusion répond à la question, la proportion exacte est secondaire.

Puis-je écrire la conclusion avant d'avoir fini tous les chapitres ?

Tu peux l'ébaucher, mais la version définitive a besoin que les chapitres soient complets : la conclusion se fonde sur ce que les chapitres ont réellement montré, et tant qu'un chapitre n'est pas fini, tu ne sais pas avec certitude ce qu'il a démontré.

Dans la conclusion, puis-je proposer des développements futurs même si je ne les réaliserai pas ?

Oui, c'est une partie attendue de la conclusion d'un mémoire. Pointer les questions qui restent ouvertes et les pistes possibles pour des recherches ultérieures montre que tu as une vision du champ au-delà de ton travail précis, et c'est quelque chose que les jurys apprécient.

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NovLore est le studio d'écriture où la structure et le texte d'un travail long — roman ou mémoire — vivent au même endroit.